C'est la première question qu'on me pose — et la réponse honnête n'est pas un chiffre unique. Voici de vrais repères de marché pour situer votre budget, comprendre ce qui le fait varier et éviter les deux pièges classiques.
Un site n'est pas une dépense au forfait : c'est un outil de travail dont le prix dépend de ce qu'il doit accomplir.
Les fourchettes ci-dessous correspondent aux tarifs pratiqués par les freelances expérimentés en France en 2026. En agence, comptez généralement deux à trois fois plus : la structure a des coûts fixes qu'un indépendant n'a pas.
5 à 10 pages, design sur mesure, référencement local de base, formation à la prise en main. Le détail : création de site web.
Catalogue, paiement sécurisé, modes de livraison, formation à la gestion des commandes. Au-delà pour des besoins très spécifiques. Voir : e-commerce.
Selon l'existant à reprendre, les contenus à migrer et le référencement à préserver.
Recherche créative, déclinaisons, fichiers sources. Une identité visuelle complète (charte, supports) va au-delà. Voir : identité visuelle.
Quatre facteurs pèsent réellement sur un devis : le nombre de pages, les contenus — textes et photos à produire ou déjà fournis —, les fonctionnalités (réservation en ligne, paiement, multilingue, espace client) et le niveau de sur-mesure du design. Un devis sérieux détaille chacun de ces postes ligne par ligne : c'est ce qui vous permet de comparer des offres autrement incomparables.
Une fois le site créé en propriété, le faire tourner coûte peu : un nom de domaine autour de 15 € par an, un hébergement entre 50 et 120 € par an, et si vous le souhaitez un contrat de maintenance librement choisi. C'est tout.
Si l'on vous réclame plusieurs dizaines d'euros chaque mois « pour votre site », posez la question qui fâche : que possédez-vous réellement ? La réponse est développée ici : êtes-vous vraiment propriétaire de votre site ?
Les formules par abonnement à 50, 100 ou 150 € par mois semblent indolores. Sur une durée d'engagement de 24 à 48 mois, elles représentent 1 200 à 7 200 € — le prix d'un site en propriété, parfois davantage — sans qu'à la fin rien ne vous appartienne : ni le domaine, ni les fichiers, ni le design. Faites toujours le calcul sur la durée totale d'engagement avant de signer.
Un site à très bas prix est un template rempli à la chaîne : design générique, textes minimaux, aucun travail de référencement. Il ne génère ni contact ni vente, et il faut le refaire dans les deux ans. Vous payez alors deux fois — et vous avez perdu deux ans de visibilité. Le bon critère n'est pas « combien ça coûte » mais « qu'est-ce que ça rapporte » : des demandes de devis, des appels, des commandes.
À ce tarif, il s'agit d'un template rempli en quelques heures ou d'une formule d'abonnement déguisée. Ni design adapté à votre activité, ni référencement travaillé, ni accompagnement. Cela peut dépanner ponctuellement ; cela ne développe pas une clientèle.
Non. Les seuls coûts récurrents légitimes sont le nom de domaine, l'hébergement et, si vous le choisissez, un contrat de maintenance. Le site lui-même se paie une fois et vous appartient. Méfiez-vous des formules où l'abonnement est la seule option : êtes-vous vraiment propriétaire de votre site ?
Il doit l'être, au moins pour les fondations : structure propre, vitesse de chargement, textes travaillés pour vos requêtes locales, fiche Google Business. Un « pack SEO » facturé en option mensuelle pour un site neuf est un signal d'alarme.
Domaine, hébergement, fichiers : comment vérifier votre situation en cinq minutes — et reprendre la main.
Lire le guide → Conseil Refonte sans perdre GoogleRedirections, contenus, Search Console : la méthode pour refondre un site sans sacrifier son référencement.
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