Beaucoup d'artisans et de PME paient chaque mois, parfois depuis des années, un site qui ne leur appartient pas. Le jour où ils veulent changer de prestataire, ils repartent de zéro — parfois même sans leur nom de domaine. Voici comment vérifier votre situation en cinq minutes.
Il existe deux modèles économiques opposés : la location et la propriété. Le contrat que vous avez signé détermine tout.
La location — souvent vendue par démarchage téléphonique — repose sur une mensualité, un engagement de 12 à 48 mois, une reconduction tacite et un préavis de résiliation. Tant que vous payez, le site est en ligne. Quand vous arrêtez, il disparaît, et vous ne récupérez en général ni les fichiers, ni le design, ni parfois le domaine. La propriété, c'est l'inverse : vous payez la création une fois, tout est déposé à votre nom, et vous êtes libre de changer de prestataire quand vous voulez.
Le point le plus critique : c'est votre adresse sur internet. S'il a été déposé au nom du prestataire, c'est juridiquement le sien.
Le contrat doit être à votre nom, avec des accès que vous détenez. C'est le terrain sur lequel votre site est construit.
Thème, pages, base de données : ils doivent pouvoir vous être remis sur simple demande, dans un format réutilisable.
Textes, photos, logo : vérifiez qui détient les droits d'exploitation, surtout si le prestataire les a produits.
Tapez « whois » suivi de votre nom de domaine dans un moteur de recherche. Le titulaire affiché doit être vous ou votre société — pas votre prestataire.
Un prestataire qui refuse, élude ou facture la simple communication de vos accès vous dit quelque chose d'important.
Cherchez la durée d'engagement, la reconduction tacite, le préavis de résiliation et le sort du domaine et des fichiers en fin de contrat.
L'hébergeur qui y figure en dit long : si c'est la société qui vous facture chaque mois, vous êtes vraisemblablement en location.
D'abord, notez la date d'échéance de votre contrat et le préavis de résiliation — il se compte souvent en mois, et une résiliation hors délai vous réengage pour un an. Ensuite, priorité absolue au nom de domaine : demandez son transfert ou, s'il est au nom du prestataire, négociez sa récupération avant toute autre démarche. Récupérez une copie de vos contenus (textes, photos). Enfin, faites créer le nouveau site en propriété pendant que l'ancien tourne encore : la bascule se fait sans coupure, du jour au lendemain.
Dans la plupart des cas, le prix d'une création en propriété équivaut à un ou deux ans de mensualités de location. Les repères chiffrés sont ici : combien coûte un site internet ?
De mon côté, c'est simple : domaine, hébergement, fichiers et accès sont à votre nom dès le premier jour — c'est le principe de toutes mes prestations de création de site web. Vous restez libre de partir à tout moment. C'est précisément pour cela que mes clients restent.
Si le domaine a été déposé à son nom, il en est juridiquement le titulaire, et la récupération passe par une négociation ou une procédure. C'est pourquoi il faut vérifier le Whois avant de signer et exiger que le dépôt soit fait à votre nom.
Dans la plupart des formules de location, le site est désactivé et vous ne récupérez ni les fichiers, ni le design, ni les contenus produits par le prestataire. Selon les clauses, le domaine peut également être perdu. Relisez votre contrat avant toute décision.
Rarement : la plateforme et le design appartiennent au prestataire. Dans les faits, on recrée le site en propriété — souvent en mieux — et l'investissement est amorti en un à deux ans de mensualités économisées. Les repères de budget : combien coûte un site internet ?
Site vitrine, e-commerce, refonte : les vraies fourchettes de prix du marché en 2026 — et les pièges à éviter.
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